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Une exposition virtuelle dédiée à la traite atlantique et l’esclavage colonial
La Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie en association avec le musée Eugène Boudin de Honfleur, les Musées d’art et d’histoire du Havre, le Musée d'arts de Nantes ainsi que le Musée Dobrée et le Château des Ducs de Bretagne, le Musée d'Aquitaine à Bordeaux et le Virginia Museum of Fine Arts à Richmond (Virginie) s’associent pour créer une exposition virtuelle sur le rôle que la France et les Amériques ont joué dans le commerce et l’esclavage colonial européens du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle.
L’objectif majeur est de présenter et de recontextualiser les collections (archives, affiches, photographies, lettres, objets, œuvres d'art) afin de proposer de nouveaux récits, et de nouvelles manières d'appréhender la face sombre d'une histoire longtemps ignorée. En croisant les collections et en racontant les différents parcours et histoires des objets, de multiples facettes de l'histoire de l'esclavage et plusieurs aspects méconnus, voire inattendus, de ce passé que la France et les États-Unis ont en commun seront mis en lumière. Ce projet d'exposition virtuelle repense non seulement la recherche sur les collections, mais traite également du rôle social et de l'implication des institutions pour répondre aux enjeux sociétaux et aux attentes de nos contemporains.
A terme, cette exposition virtuelle sera la première à valoriser ce patrimoine spécifique et international à travers une plateforme numérique, et a vocation à être enrichie par des contributions participatives d’autres institutions voire de particuliers.

Terminologie
La traite atlantique et l’esclavage ont pris toute leur ampleur en France il y a plus de trois siècles dans une société traversée par des courants intellectuels légitimant une hiérarchisation raciale entre les hommes et justifiant la vente et l’exploitation d’hommes, de femmes et d’enfants.
Aussi, une attention particulière a été portée sur le vocabulaire employé au regard des évolutions terminologiques liées aux récentes recherches en vertu d’une volonté de décolonisation de la pensée et du discours portés sur cette période historique.
A cet égard, le terme de “commerce triangulaire” (schéma employé majoritairement par les Anglais et les Français, alors que l’île Maurice ou la Réunion sont aussi concernées) est abandonné au profit de “traite atlantique” et “traite des êtres humains”. La “traite” désigne les échanges commerciaux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et l’Amérique impliquant la déportation de plus de onze millions d'Africains entre le 16e et le 19e siècle.
Afin de rendre compte du parcours des personnes originaires d’Afrique, soumises à la captivité, vendues puis réduites en esclavage, en dehors de quelques exceptions, nous avons choisi d’utiliser le terme “mis en esclavage”, préférable au terme “esclave”, ce dernier réduisant la personne à son statut servile.
De même, le terme « esclave » n’est utilisé qu’en de rares occasions purement administrative ou juridique, au profit de “personne mise en esclavage” afin de valoriser davantage l’individu que son statut.
Enfin, les textes ne qualifient pas les personnes en fonction de leur carnation. Pour cette raison, les substantifs et adjectifs tel que “noir” ou « nègre » ne sont pas employés pour décrire des personnes ou leurs représentations, mais apparaissent en revanche en italiques lorsque le contexte l’exige ou qu’il s’agit d’une citation d’une source historique. On lui préfèrera les termes d’« Africains » ou « afro-descendants ». Seule la formule “ figure noire “ peut être utilisée en tant que genre artistique et esthétique.
Les documents, les objets ou les œuvres présentés dans les supports de l’exposition peuvent choquer. Certains visuels illustrent l’atrocité des conditions de vie et du traitement des personnes soumises à la captivité puis mises en esclavage.

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