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L'entrée en guerre

La mobilisation est annoncée officiellement le samedi 1er août 1914, par voie d’affichage et par l’annonce des autorités locales pour les régions reculées. Elle est accueillie avec consternation.

A partir du lendemain et durant deux semaines, près de 3 600 000 hommes rejoignent leurs régiments. Les rassemblements sont échelonnés afin d’éviter un afflux trop important sur les routes et les chemins de fer. Ces déplacements de centaines de milliers d’hommes et de chevaux, accompagnés de leur matériel, nécessite une mobilisation sans précédent.

Fête nationale du 14 juillet 1914

Le climat international est très tendu après l’attentat contre l’héritier de l’empire austro hongrois. La parution durant l’été d’un rapport officiel sur la désorganisation et le manque de moyens de l’armée française augmente les tensions entre pacifistes et partisans de l’entrée en guerre.
Malgré les circonstances, les célébrations du 14 juillet 1914 se déroulent dans la tradition.

Ordre de mobilisation générale du dimanche 2 août 1914

La mobilisation générale est annoncée le 1 er août 1914 vers 16 heures en France, vers 17 heures en Allemagne. Depuis Paris, l’ordre de mobilisation a été télégraphié aux préfectures. Chaque commune, par le relais des maires, gendarmes, gardes-champêtres, doit alors informer la population et procéder à l’affichage de l’ordre, un imprimé officiel dont le modèle avait été fixé en 1904 et sur lequel la date est ajoutée à la main.

Appel du gouvernement annonçant son départ de Paris

Après avoir envahi la Belgique, les troupes allemandes affrontent les armées françaises le long des frontières du nord et de l’est et parviennent à Senlis, à quelques kilomètres de Paris. Le 2 septembre, le président de la République, Raymond Poincaré, et le gouvernement quittent Paris pour Bordeaux où ils demeureront jusqu’au 20 décembre.

Réquisition des automobiles

Pour satisfaire aux besoins militaires, un plan de réquisition des véhicules particuliers est mis en œuvre dès l’annonce de la mobilisation générale. La réquisition porte sur les camions, fourgons et cars destinés au transport des hommes et du matériel et les voitures de tourisme réservées aux états-majors. Au 31 décembre 1914, 13 000 véhicules ont déjà été réquisitionnés.

Réquisition des chevaux et voitures attelées

Avant-guerre, les chevaux, mules et mulets sont déclarés chaque année par leurs propriétaires. Les autorités militaires procèdent à leur recensement et à leur préparation pour les besoins de l’armée. En 1914, les chevaux sont employés par l’armée pour leur force de traction et pour quelques temps encore dans les régiments de cavalerie.

Ravitaillement des Armées

L’agriculture française subit les effets de la guerre. Elle a perdu la moitié de ses effectifs du fait de la mobilisation ainsi que les terres cultivables situées dans les régions occupées ou situées en zone de combat. Une partie du cheptel est employée par les armées pour assurer le transport des vivres et du matériel. Pourtant, le ravitaillement des armées reste la priorité nationale. L’état fait face en important massivement et en faisant appel au patriotisme de la population.

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